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Lieven De Boeck (né en 1971 en Belgique) est un artiste pluridisciplinaire qui travaille dans les domaines de la performance, de l’architecture, du langage et du textile.
Sa pratique explore la visibilité, la notion d’auteur et la politique de la présence à travers une méthodologie queer et une recherche au long terme qu’il appelle The Archive of Disappearance (Les archives de la disparition). Au cours des deux dernières décennies, De Boeck a développé un ensemble d’œuvres structurées moins autour d’objets que d’actions, de propositions et de gestes incarnés. Privilégiant souvent l’activation à la présentation, ses œuvres invitent d’autres personnes – danseurs, étudiants, visiteurs – à participer à des reconfigurations éphémères et performatives.
Au cœur du travail récent de De Boeck se trouve la réactivation d’actions textiles inspirées par les temporalités queer et l’incarnation collective. En transformant les références historiques en nouveaux rythmes, son travail résiste aux récits figés, explorant plutôt une chorégraphie de latence, de refus et de potentiel.
–Drôles de Bêtes propose de faire découvrir aux visiteurs des animaux dont l’apparence, l’allure et le mode de vie nous surprennent par leur exubérance, leurs couleurs et motifs étonnants, leurs formes étranges, voire effrayantes.
Clin d’œil aux expositions Les animaux nous en font voir de toutes les couleurs et Les animaux ont la parole ! présentées il y a une vingtaine d’années au Muséum, Drôles de Bêtes est une exposition adaptée au jeune public. Les animaux étonnent et surprennent les visiteurs et attirent ainsi leur attention. Une occasion rêvée pour comprendre ce qui se cache derrière leurs surprenants costumes et leurs petits secrets de maquillage… Mais toutes ces panoplies intrigantes et insolites révèlent en fait un monde vivant riche et diversifié, qui a su s’adapter aux différents milieux de notre planète Terre et à leurs contraintes.
L’exposition permet de découvrir le monde animal, sa diversité et sa richesse. C’est aussi l’occasion de se familiariser avec un musée, les sciences et les pratiques culturelles. C’est un moment d’échange entre générations, pour créer du lien, mais aussi pour apprendre à apprécier et à protéger la nature ensemble, car de nombreuses espèces présentées ici sont aujourd’hui menacées. C’est aussi un moment d’apprentissage, qui permet de comprendre que les milieux naturels où vivent ses animaux, leurs relations avec leur environnement, leurs interactions avec les autres animaux et le monde végétal influencent et façonnent leurs apparences et leurs comportements !
Casoar, calao, baudroie, chauve-souris, papillons, hyène et autres Drôles de bêtes vous donnent rendez-vous au Muséum de Tours pour un surprenant voyage qui vous conduiront des océans aux forêts tropicales et du désert à la Touraine…
ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
Fermeture le lundi et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1 er et 11 novembre, 25 décembre et 1 er janvier
Artiste peintre, muraliste et dessinateur, Dominique Spiessert (1952–2024) a grandi dans une famille liée au cirque Pinder.
Cet univers coloré et extravagant a nourri dès l’enfance son imaginaire et son regard sur le monde.
Cette rétrospective réunit peintures, dessins, carnets et œuvres sur papier, qui révèlent un vocabulaire faussement enfantin où se déploient des histoires tour à tour oniriques ou cauchemardesques.
Avec humour et décalage, l’artiste mêle mythologie personnelle et scènes du quotidien.
Ni tout à fait abstrait, ni franchement figuratif, Dominique Spiessert explore la fragilité du réel et la force du geste, dans une approche à la fois sobre, vive et profondément humaniste.
ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
Fermeture le lundi et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1 er et 11 novembre, 25 décembre et 1 er janvier

Cette rétrospective inédite proposée par le Jeu de Paume invite à découvrir le regard singulier de la photographe Madeleine de Sinéty (1934–2011).
Ses images racontent des morceaux de vie, des gestes simples, des regards sincères. Son oeuvre photographique encore peu connue, en couleurs et en noir et blanc, s’étend sur quatre décennies entre la France et les Etats-Unis.
C’est comme dessinatrice de mode pour des magazines, que Madeleine de Sinéty formée aux arts Décoratifs de Paris, fille d’une famille d’aristocrates désargentés, a débuté son parcours artistique avant de se former, en autodidacte, à la fin des années soixante, à la photographie. Timidement d’abord, en 1970, avec des images de son quartier, celui de la gare Montparnasse en pleine mutation, quelques images de rue, déjà quelques visages à la sauvette.
Puis dans les rues de New York, où elle voyage avec son mari, Daniel Behrman, journaliste américain rencontré à Paris. Ensemble, ils nourrissent une passion d’enfance pour les trains à vapeur, qu’elle photographie inlassablement. C’est là qu’elle trouve une autre distance avec ses sujets : elle se lie d’amitié avec des cheminots, réalise leur portrait, partage leur temps de repos et découvre les réalités du monde ouvrier.
Cette proximité, véritable signature de son oeuvre, va encore s’accentuer lorsqu’elle décide, sur un coup de tête, d’abandonner sa vie parisienne pour s’installer durant dix ans dans le petit village de Poilley, en Bretagne. Elle se lie d’amitié avec ses habitants, les aide dans leurs travaux des champs, et s’intègre progressivement à cette communauté qui l’accueille avec curiosité et bienveillance. Elle a d’emblée l’intuition qu’elle y sera pour longtemps, c’est là qu’elle veut vivre et créer.

L’exposition de Suzanne Lafont présente une série de nouveaux travaux utilisant l’image comme matériau de recherche.
L’artiste explore différentes sources de production visuelle, ayant recours notamment à l’intelligence artificielle.
Elle s’intéresse aux formes dérivées du dialogue, celles liant le débat d’idées au mouvement, interrogeant ici plus spécifiquement la notion d’institution culturelle. L’exposition dans la galerie noire du CCC OD se situe dans la lignée de ses derniers projets, comme un opus complémentaire à l’oeuvre générale de l’artiste. Cette occurrence est construite autour de trois dispositifs :
les 6 écrans diaporamas Plots
les 15 tables lumineuses Notes for an institutional comedy, où se joue un dialogue fictif entre deux institutions artistiques, une école d’art et un musée (le tout généré par l’intelligence artificielle)
enfin les Index, réservoirs de données-images projetés de façon régulière dans l’auditorium attenant à la galerie noire.
ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
Fermeture le lundi et les 1er janvier, 1er mai, 14 juillet, 1 er et 11 novembre, 25 décembre et 1 er janvier

Passionnée par l’envers du décor – au sens propre – de lieux célèbres ou inconnus, Claire Adelfang en révèle des facettes insoupçonnées. Entre friches industrielles, architectures militaires et paysages en métamorphose, elle photographie des lieux en suspens. Claire Adelfang travaille avec un appareil photographique argentique. Sa pratique photographique est reconnaissable notamment au format carré de ses images et à la frontalité de ses compositions. Dans “Entretemps”, elle capte la beauté silencieuse de ces espaces abandonnés, où nature et mémoire humaine se répondent dans une lumière presque irréelle.
Ouvert du vendredi au dimanche de 15 h 00 à 18 h 30
Diego Movilla empruntera à l’histoire de l’art ses images de désastres par ses relectures de tableaux emblématiques et ses échos aux dates marquantes de l’Histoire. Naufrages, catastrophes naturelles, batailles ou révoltes populaires seront mises à l’épreuve par des techniques uniques et chers à l’artiste.
Depuis le début des années 1990, Marc Desgrandchamps explore le paysage comme un espace de mémoire et de perception, un lieu traversé et ressaisi par la peinture. Ses œuvres prennent souvent naissance dans des photographies réalisées au fil de ses déplacements : fragments de montagnes, lignes d’horizon, arbres isolés, plages ou falaises. Ces images ne constituent jamais un modèle à reproduire mais un aide-mémoire, un point d’appui pour retrouver l’intensité lumineuse et émotionnelle d’un moment déjà enfui.
Au fil des décennies, l’artiste a affiné ce rapport aux lieux et à leurs métamorphoses. Il observe la manière dont un site se dévoile à travers ses lignes de force et comment la lumière en redistribue sans cesse les formes. Une montagne demeure immobile, mais son apparence se modifie sans cesse sous le soleil, la pluie ou l’orage ; cette tension entre fixité et instabilité constitue l’un des moteurs essentiels du travail de l’artiste.
La découverte du Domaine de Chaumont-sur-Loire a constitué une nouvelle étape dans ce dialogue avec le réel. L’artiste y a été frappé par la majesté des grands arbres aux troncs à l’éclat presque blancs dans la lumière d’octobre. Plusieurs peintures récentes présentées dans l’exposition prennent directement pour origine ces visions chaumontaises et prolongent un rapport attentif à la structure vivante du paysage.
Réunissant un ensemble d’œuvres allant du milieu des années 1990 jusqu’à aujourd’hui, l’exposition offre un parcours à travers trois décennies d’attention aux lieux découverts.
du mercredi au dimanche de 14 h 00 à 19 h 00
Pensée en collaboration avec l’Association Sacrebleu, Happy show vous propose une approche renouvelée de l’art urbain, envisagé non plus uniquement à travers le prisme de l’espace public, mais à partir de la pratique d’atelier qui en constitue l’origine.
Qui sont les artistes dont nous voyons fleurir les oeuvres dans l’espace public ?
Commandes institutionnelles, performances en festival, interventions spontanées ou vandales… Leurs signatures nous sont familières, mais les personnes qui les créent demeurent souvent invisibles.
À rebours des étiquettes parfois galvaudées de l’art urbain, l’exposition propose un retour aux fondamentaux : le dessin, la peinture, la sculpture, le geste, en mettant l’accent sur les processus créatifs, les pratiques plastiques et la construction des récits à l’oeuvre.
À travers une diversité de médiums, peintures, sculptures, dessins et céramiques, l’exposition entend révéler ce qui précède l’apparition sur les murs, ce qui nourrit l’acte créatif, et ce qui relie ces artistes à la tradition des arts visuels, des beaux-arts, tout en les inscrivant dans une contemporanéité vivante.