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Oct
28
ven
Au-delà des apparences – Bernard Descamps # Tours
Oct 28 2022 – Avr 16 2023 Jour entier

ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
fermeture exceptionnelle les 1 er et 11 novembre, 25 décembre et 1 er janvier 2023

Au-delà des apparences

Sous la neige blanche, étale, le souffle chaud du noir Etna… Si l’évidence de la beauté du monde s’affiche dans les photographies épurées de Bernard Descamps, on perçoit également chez lui la volonté d’en donner à voir la complexité et les ambivalences par l’usage d’une forme photographique qui fait la part belle au fragment, puise dans la philosophie orientale de la non-dualité la force d’un regard libre sur le monde et élabore une musique visuelle à même de s’adapter aux élans lyriques de l’âme.
Cette constante tentative de remise en cause de la chose vue va de pair avec un regard plus voyant que voyeur à même de dévoiler les mystères du monde. À cet égard, les photographies de Bernard Descamps possèdent une forme de qualité lyrique. Le photographe revendique d’ailleurs voyager aussi bien dans le monde qu’en lui-même.
Bernard Descamps plutôt que de figer l’imaginaire dans une admiration béate du sublime et de l’ailleurs ouvre des portes dérobées et fait cohabiter harmonieusement des cultures très éloignées les unes les autres, convoquées pour lui permettre de formuler ses émotions. On repère alors chez lui un regard qui vibre dans sa découverte du monde lorsqu’il fait un arrêt sur image avant de reprendre le fil de sa vie et de son voyage.

Héloïse Conésa

Le site de l’Artiste

Déc
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1, 2, 3… COULEUR ! L’autochrome exposée # Tours
Déc 2 2022 – Mai 28 2023 Jour entier

ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
fermeture exceptionnelle les 1 er et 11 novembre, 25 décembre et 1 er janvier 2023

1, 2, 3… COULEUR ! L’autochrome exposée

En juin 1907, la Société Lumière commercialise le premier procédé industriel de photographie couleur : l’Autochrome. Attendu depuis l’invention de la photographie en 1839, ce progrès provoque une révolution.

Le grand photographe américain Edward Steichen (1879-1973) écrivait à son propos qu’il s’agissait du « plus beau procédé que la photographie nous ait jamais donné pour traduire la nature ». L’engouement pour la nouvelle technique fut en effet à la fois intense et relativement bref : il dura un peu plus de deux décennies, le procédé tombant progressivement en désuétude dans les années 1920 et 1930. L’autochrome traversa par la suite une longue période d’oubli. Trop fragile, trop difficile à exposer, non reproductible, elle fut pendant longtemps l’un des grands délaissés de la photographie, telle une branche morte qui semblait n’avoir donné que de trop rares fruits.
De cet abandon, l’autochrome a été tirée depuis deux décennies par quelques historiens et collectionneurs qui, à contre-courant, ont su en apprécier la finesse, la sensualité, l’étrangeté.
L’exposition 1,2,3 Couleur ! L’autochrome exposée rassemble 176 œuvres issues de deux collections, dont une quarantaine de plaques originales. La diversité des autochromes présentées illustre la très large utilisation de ce support au sein de la société, des photographes anonymes ou de renom au service photographique des armées.

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