La Galerie des illustres – O

La Galerie des Illustres

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ODON

environ 1109 – 1144

Chanoine, Doyen du Chapitre de Saint-Martin de Tours
Instigateur de la plantation de la première vigne à Saint -Avertin

ORNANO (d’) Philippe Antoine

17 janvier 1784, Ajaccio [20] – 13 octobre 1863, Paris [75]

Comte d’Empire, Maréchal de France, Pair de France, Député d’Indre et Loire
Maire de Chambray lès Tours
Fils de Lodovico Antonio Ornano et Isabelle Bonaparte

Sa mère était la cousine germaine du père de Napoléon  et son père le descendant d’une des familles les plus illustres de Corse.
Aide de camp de Berthier, il s’illustre à Ulm et à Iéna où il est officier d’ordonnance de l’empereur. Il est fait comte de l’Empire en 1808 et prend part aux campagnes de la guerre d’Espagne. Il est un des plus jeunes généraux de brigade de l’Empire, à 27 ans. Commandant la 16e brigade de cavalerie légère au début de la campagne de Russie, il est fait général de division le 8 septembre 1812, après la bataille de la Moskowa et prend la tête de la division légère du 4e corps. Blessé et laissé pour mort à la bataille de Krasnoï, le 18 novembre 1812, il est retrouvé vivant par son aide de camp le lendemain et rentre en France. Après une convalescence rapide, il combat en France et prend le commandement de la cavalerie de la Vieille Garde après la mort du maréchal Bessières. Lors de la campagne de France, il participe notamment à la bataille de Paris où il commande les unités de la Garde impériale stationnée dans la capitale. Après l’abdication de Fontainebleau, il accompagne Napoléon jusqu’à son embarquement pour l’île d’Elbe. Il accepte le commandement des dragons de France sous la Première Restauration mais s’empresse de proposer ses services à l’Empereur lors de son retour aux Tuileries. Grièvement blessé à la poitrine au cours d’un duel avec le général Bonet, il n’exerce pas de commandement effectif lors de la campagne de Belgique et ne participera pas à la bataille de Waterloo.

Philippe d’Ornano  est arrêté le 20 novembre 1815 pour avoir pris en public la défense de Ney – « si j’avais cent hommes sûrs avec moi, j’irais délivrer le maréchal Ney dans sa prison ».
Maria Waleska intervient auprès de Fouché et de Talleyrand, qui pour faire oublier leur passé, préfèrent rester neutres, elle va trouver le duc Decazes, nouveau ministre de la Police qui accorde la libération d’Ornano. il est libéré un mois plus tard et part en exil en Angleterre puis en Belgique. Marie Waleska , ayant accepté après quelques hésitations la demande en mariage du général comte d’Ornano, le rejoint à Bruxelles où le mariage est célébré le 7 septembre 1816. A Liège nait leur fils Rodolphe le 9 juin 1817. Malheureusement Marie Waleska décède à Paris le 11 décembre 1817.
Philippe d’Ornano ne se remaria pas. Il reprend du service en 1828 comme commandant des 2e et 3e divisions militaires puis au jury du concours de Saint-Cyr. Sous la monarchie de Juillet, il prend part à la répression en Vendée en 1832 et est fait pair de France. À la retraite pour raison de santé, il est élu député d’Indre-et-Loire le 7 janvier 1849. Partisan de la politique du président de la République Louis-Napoléon Bonaparte et soutien du gouvernement dans l’affaire de l’expédition de Rome. Grand-croix de la Légion d’honneur en 1850, il approuve le coup d’État du 2 décembre 1851. Membre de la commission consultative, il est couvert d’honneur, fait sénateur dès 1852, grand chancelier de la Légion d’honneur puis gouverneur des Invalides. Napoléon III le fait maréchal de France le 2 avril 1861, dernier des généraux de la Révolution et de l’Empire à accéder à cette distinction. Il meurt à Paris et est enterré aux Invalides.
Son nom figure sur l’arc de triomphe de l’Étoile, à Paris.

Résidence : château de la Branchoire (Chambray-lès-Tours)

ORNANO (d’) Rodolphe

9 juin 1817, Liège [Belgique] – 14 octobre 1865, Chambray lès Tours [37]

Diplomate, Préfet, Député de l’Yonne
Fils de Philippe Antoine d’Ornano et Marie Waleska

Il commence une carrière dans la diplomatie, que ses liens avec la famille Bonaparte l’obligent à interrompre. Préfet de l’Yonne de 1851 à 1853, il est ensuite nommé chambellan de l’Empereur. Il est conseiller général du canton de Saint-Florentin et député de l’Yonne de 1853 à 1865, siégeant dans la majorité dynastique.
Il est l’ancêtre de Michel d’Ornano (ancien maire et député de Deauville.)

Résidence : château de la Branchoire (Chambray-lès-Tours)

 

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