La Galerie des illustres – J

La Galerie des Illustres

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JEULIN  Marcel (Galilée 15 ) nom de code Résistant

(03 Février 1921, La Trimouille [86] – 20 Mai 1944 Paris [75])

Résistant, Compagnon de la Libération, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 39/45 (2 citations), Médaille de la Résistance
Cheminot 
Orphelin à l’âge de 9 ans, il est recueilli par sa nourrice et, après le certificat d’études apprend le métier de forgeron à Saint-Cyr sur Loire. Employé aux ateliers de la SNCF, il s’engage à Tours pour la durée de la guerre en devançant l’appel le 7 octobre 1939. Affecté au 49e Bataillon de Chars, il participe à la campagne de France au cours de laquelle il est blessé devant l’ennemi le 25 mai 1940 et évacué. La semaine suivante il est nommé caporal. Démobilisé le 27 juillet 1940 après avoir reçu la Croix de Guerre, il se retire en Indre-et-Loire. N’acceptant pas la défaite, Marcel Jeulin se lance tout seul dans la résistance active. Il organise sans aucun contact extérieur un groupe de résistance avec quelques camarades sûrs et des moyens de fortune. Après avoir fait évader des prisonniers politiques du fort de Ham dans la Somme, il attaque et fait sauter un train allemand à Saint-Pierre-des-Corps en Indre-et-Loire. Ayant tué une sentinelle allemande, il est dénoncé, arrêté et incarcéré à la prison de Tours le 16 septembre 1942. Le 23 décembre 1943, après avoir fabriqué un passe, il parvient à s’évader avec un agent gaulliste du Bureau des Opérations aériennes (BOA), Paul Jourdain qui est déguisé en avocat. Pourchassé par la Gestapo, Marcel Jeulin poursuit néanmoins ses activités de résistant à Paris avec Jourdain et Alfred Bernard, fondateur du groupe « Rabelais ».
A compter du 1er janvier 1944, il est enregistré comme agent du réseau Galilée, affecté au BOA de la région M (Normandie, Bretagne, Anjou). Jeulin devient lieutenant et garde du corps de Jean-François Clouet des Pesruches, chef du BOA.
Il participe ensuite, le 10 avril, à la tentative d’évasion de l’hôpital allemand de la Pitié de Brigitte Friang, secrétaire de Clouet des Pesruches, blessée par la Gestapo lors de son arrestation le 21 mars. L’opération échoue et il abat dans sa fuite un agent des renseignements généraux dans les couloirs du métro. Deux jours plus tard, il est arrêté par la police française. Conduit à la Préfecture de police, il est interrogé par la brigade spéciale chargée de la lutte antiterroriste. Bien que gardé à vue par huit gardiens de la paix, il parvient à s’évader des locaux de la Police à l’aide d’une clé à molette et d’une corde fournis à sa demande par des camarades le 28 avril 1944. Marcel Jeulin reprend à nouveau ses activités quand, le 20 mai 1944, après avoir été dénoncé, il voit le domicile de l’épouse du secrétaire d’État au ravitaillement, François Chasseigne, où il est hébergé avec Alfred Bernard, rue Michel Bizot, dans le 12e arrondissement, cerné par une soixantaine d’agents de la Gestapo et de la Milice ; un Allemand frappe à la porte, Marcel Jeulin lui ouvre et l’abat. Bien que blessé, il tente de dissimuler Alfred Bernard. Monté sur les toits, Marcel Jeulin pense pouvoir échapper à ses poursuivants quand il est abattu d’une balle en pleine tête. Marcel Jeulin est inhumé au cimetière de Tours en Indre-et-Loire.

JOLY née BOISSET Emilie

(9 janvier 1881, Rodez [12] – 6 mars 1927, Saint-Pierre-des-Corps [37])

Ménagère
Elue au Conseil Municipal de Saint Pierre des Corps lors de l’élection du 10 mai 1925.
fille de Joseph Boisset (Facteur de gare, Employé chemin de fer) et Clémentine Mercadier
Le préfet de l’Epoque et le Conseil d’Etat annulèrent son élection en 1926. Les Françaises obtiennent le droit de vote en 1944 !

Résidence : Rue des Bastes (Saint Pierre des Corps)

 

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