Nous entrerons dans La Carrière…

Nous entrerons dans La Carrière…

A l’occasion des repérages pour nos ballades de l’Eté, nous avons, marchant sur la digue et observant les différentes propriétés de la Côte Verte, trouvé le sujet de notre chronique Patrimoine 2008.

L’Hiver nous permet en effet de découvrir beaucoup de curiosités généralement cachées par la végétation. Notre œil fut attiré par une petite chapelle au sein d’une belle et grande propriété.

Une bien curieuse Chapelle © OTSI – DPVCT 2017

Tout le monde connaît cette belle demeure, les anciens saint avertinois l’appellent la propriété AVRIL. Contact est donc pris avec les propriétaires. A l’occasion de notre rendez-vous, nous découvrons au fronton de la propriété un panneau indiquant comme nom : la Carrière.

Grâce à l’emprunt d’une partie des actes notariés, nous pouvons vous retracer un petit historique de cette belle maison.

Avant d’évoquer les bâtiments, nous allons rapidement évoquer la genèse de la propriété. Le texte principal (1904) que nous avons consulté parle de la vente aux enchères aux bougies de 4 lots qui peuvent être regroupés.

Comme vous le verrez un peu plus tard, ce fut le cas !  Ces quatre parcelles sont :

  • un château dominant les vallées de la Loire et du Cher « rappelant » le style Louis XV et dépendances (pressoir, écurie avec cinq chevaux, remise (quatre voitures), sellerie avec son parc d’environ quatre hectares contenant une chapelle et plusieurs caves donnant sur la route de Tours à Nevers.
  • Un terrain en pré situé au nord de la route
  • Un terrain en taillis
  • Un terrain en triangle bordant le chemin d’ecorchevaux

Une belle propriété mais qui fut plus grande encore.

En effet remontons le temps,

En 1861, un nommé HAUSSMANN André (avocat) achète une propriété de cinq hectares à Louis CHESNEAU pour la somme de 230 000 francs de l’époque.

Cette transaction faite à Paris fut signée sans état des lieux . Un procès s’ouvrit sur l’inexactitude de la surface et surtout sur des caves vendues à plusieurs propriétaires. Il va sans dire que notre avocat eut gain de cause et gagna son procès. Le lieu le séduit et dès 1865, il entreprit de compléter son achat avec une parcelle de plus d’un hectare composée d’une serre et de vignes situées à l’Ecorcheveau ou à la Galochère et sera suivi de l’acquisition de la closerie dite du Maltrait sur laquelle se trouvait le quatrième lot.

La Galochère était la propriété de la famille TREIZEVENT, affiliée à une célébrité saint avertinoise : le capitaine de cavalerie Jean François CHARPILLET.

Puisque nous sommes à l’évocation des filialiations. HAUSSMANN que certains ont confondu avec le célèbre « BARON » était, en fait, l’oncle de ce dernier.