Exposition Mai 68 # Tours

Quand :
2 février 2018 – 15 avril 2018 Journée entière Europe/Paris Fuseau horaire
2018-02-02T00:00:00+01:00
2018-04-16T00:00:00+02:00
Où :
Château de Tours
Avenue André Malraux
37000 Tours
France
Coût :
4 € / 2 €
Contact :
Ville de Tours - Service des Expositions
02 47 21 61 95
 Ouvert du mardi au dimanche de 14 h 00 à 18 h 00
Bruno Barbey est né au Maroc et détient la double nationalité suisse et française. Il a étudié la photographie et les arts graphiques à l’Ecole des Arts et Métiers, à Vevey en Suisse.

Durant cinq décennies, Bruno Barbey a photographié sur les cinq continents et couvert guerres et conflits au Nigéria, au Vietnam, au Moyen-Orient, au Bangladesh, au Cambodge, en Irlande du Nord, en Iraq et au Koweit. Son travail a été publié dans les plus grands magazines du monde entier et il a fait une trentaine de livres.

Découvrez ses photos sur le thème de Mai 68 ou l’Imaginaire au Pouvoir, dont il évoque la période en disant :

« Je suis rentré à Paris au printemps 68, après un long voyage en Asie du Sud-est (la guerre du Viêt-nam faisait rage) et au Japon où avaient eu lieu de grandes émeutes.

J’ai photographié la plupart des manifestations : « la prise de la Sorbonne » comme son abandon – « Trop tard CRS, la Sorbonne n’est pas un temple », scandaient alors les étudiants – , le théâtre de l’Odéon occupé, les usines Renault en grève, l’enterrement de Gilles Tautin, la grande manif gaulliste sur les Champs-Elysées et les barricades du quartier Latin, la rue Gay-Lussac ?

Pendant des semaines mes vêtements étaient imbibés de l’odeur tenace des gaz lacrymogènes.

L’ORTF était en grève et, avec Godard, Chris Marker et d’autres, nous faisions de petits courts métrages appelés « cinétracts », en filmant nos photographies au banc-titre. Ces films étaient projetés à travers la France en grève, privée de télévision.

Il y avait urgence de communiquer, de se parler, de tout remettre en question, c’était la rébellion d’une génération contre ce que la société lui préparait, contre tout ce qui venait d’en haut.
Les slogans couvraient les murs : « IL EST INTERDIT D’INTERDIRE », « SOUS LES PAVÉS, LA PLAGE », « JOUISSEZ SANS ENTRAVES »… C’était une grande révolte d’adolescents qui vivaient dans un des pays les plus riches du monde, avant le choc pétrolier de 1973.

Mai 68 fut aussi « un luxe indispensable » au moment du « printemps de Prague », Prague alors écrasé par les chars du pacte de Varsovie.